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Les filiations MACHICOT : présentation

 

L'étude de cette branche a ses racines dans le Plantaurel ariégeois, aussi loin que remontent les traces écrites disponibles et concordantes, c’est-à-dire à l’époque de la Révocation de l’Édit de Nantes (1685). Il s’agit donc à l’origine de familles de « religion prétendue réformée » dont les traces sont dispersées entre les Archives communales des communes ariégeoises de Camarade, le Mas-d’Azil, le Carla-Bayle, les Bordes-sur-Arize, Clermont, et avoisinantes, mais aussi d’une part dans les registres des pasteurs « du Désert » dispersés particulièrement entre Mazères-sur-l’Hers (Ariège) et Montauban (Tarn-et-Garonne) et de l’autre dans les dossiers de la Société d’Histoire du Protestantisme Français à Paris. 

Cette région a été très concernée par la réforme et ces lieux sont restés dans la mémoire comme des refuges de la contestation, facilitée par la topographie des lieux (forêts, dénivellations) et le soutien des familles de « gentilshommes verriers » qui se sont parfois alliées au cours des années avec des familles plus paysannes. Il semble que quelques branches alliées soient venues se réfugier en ce coin d’Ariège au moment des guerres de religion, ce pourrait être en particulier le cas des familles Lourde et Gavaudan, ayant transité par le Tarn et d’autres, comme la famille BARBE venant peut-être de plus loin (Cévennes, canton de Vaud ?). Si le flux de population est avéré par diverses sources il n’en est malheureusement pas de même pour tous les patronymes.

En sens inverse certaines branches alliées ont fait souche aux Pays-Bas, dont ma regrettée cousine généalogiste Marianne BARENS, née FORTANIER, descendante des LOURDE, très présents dans ma généalogie, qui a fait don de ses patients relevés aux Archives départementales de Foix (Ariège) (consultables en usuels).

 

La branche MACHICOT ariégeoise est fortement liée à un hameau de même nom, Machicot (ou Mas chico, suivant les cartes) appartenant à la commune de Camarade et dont il ne subsiste que quelques ruines, là où habitaient encore mes arrière-grands-parents. Qui a l’antériorité ? Le patronyme ou le toponyme ? Bien malin qui prouvera la réponse.

 

 

Vue du hameau de Machicot (en haut, près de la forêt), commune de Camarade

Photographie prise par Yvonne de ROBERT en 1960 - Collection privée (Tous droits réservés - Copie interdite)

 

 

Situation du hameau de Machicot, commune de Camarade, sur la carte de Cassini

Cliché Bibliothèque Nationale de France - Carte n° 39 - Saint-Lizier, Saint-Martory, Pamiers 

 

Le patronyme est assez peu répandu, et la plupart des porteurs actuels français peuvent se rattacher à cette même origine d’après mes recherches en cours, mais bien peu s’intéressent à la généalogie.

Une souche différente paraît exister en Aquitaine, peut-être liée à un toponyme identique de la région bordelaise (à Civrac-en-Médoc), une « coïncidence » d’après Jean-Louis BEAUCARNOT avec qui j’avais évoqué la question.

En revanche je croirais plutôt à la possibilité de liens lointains avec les porteurs du nom que l’on trouve, même actuellement, au Pays basque et en Navarre espagnols, sous la forme MACHICOT ou celle, plus répandue, de MACHICOTE, correspondant à la prononciation espagnole et à celle, ancienne, de l’Ariège que j’entendais encore dans les années 1960.

Au XVIIe siècle on trouve trace sur plusieurs générations de familles MACHICOT (ou MATXICOT) dans la « Venise basque » Lesaca, près de Bera (Vera-de-Bidasoa), village où débute l’action de l’opérette « Le chanteur de Mexico ». Ces familles, à la différence des ariégeoises, étaient de confession catholique. Une maison ancienne de ce pittoresque village de Lesaca (Lesaka en basque) porte le nom de cette famille : Matxicotenea. N’oublions pas que Comté de Foix et Navarre ont été longtemps unis, et nos ancêtres, du moins, certains, voyageaient plus que nous le pensons. Une étude espagnole sur le peuplement de Lesaca note que depuis le XVIe y sont apparues des familles venues d’ailleurs « a juzgar por los apellidos, que unas veces son de aire francés, como Machicot (actualmente Machicote), y otros castellanos ». Des cousinages éventuels avec soit les ariégeois, soit les aquitains, soit les deux…

Du pays basque, Nord et Sud, certains ont émigré et quelques descendants de familles MACHICOT et MACHICOTE (particulièrement d’Itxassou), vivent en Argentine, j’ai échangé quelques courriels avec quelques-uns sans réussir à combler les lacunes.

 

Voici d’autres traces encore, qui mériteraient d’être étayées par des historiens de la colonisation des Antilles espagnoles et françaises, et ceux des guerres inter-pyrénéennes, et bien d’autres, qui, avec ces petits cailloux éparpillés pourraient jalonner une route pleine de sens, on ne sait jamais… Il est permis de laisser libre cours à l’imagination, les pistes sont française, espagnole et portugaise, mais nous quittons là le domaine de la généalogie (la tradition familiale me disait bien qu’un(e) ancêtre venait du Val d’Aran, mais enfin…). Après tout Louis XI ne disait-il pas en 1463 qu’entre la France et la Catalogne il n’y avait pas de montagne ? (Joseph CALMETTE : Louis XI, Jean II et la révolution catalane. Toulouse, 1902).

Voici donc ce que j’ai glané de ci de là :

 

- pour mémoire la ville de Machico dans l’île de Madère, fondée en 1425 par le navigateur portugais João Gonçalves ZARCO, écuyer d’Henri le Navigateur, et qui porterait le nom d’un de ses capitaines ;

 

- en 1493 Catherine, la reine de Navarre et comtesse de Foix confie la reconstruction du château dont elle est aussi vicomtesse, Castelbon, près de Rialp, à deux pas de l’Ariège et de l’Andorre, à Joan XIBERRI, alias « lo Matxicot », capitaine de la vicomté, après la guerre pyrénéenne des Pallars, dans laquelle il s’était illustré (parfois qualifié de bandit –bandolero- ou même de traître -el traïdor- !).

Les liens entre le Pallars catalan et le comté de Foix étaient anciens puisque c’est un comte de Pallars, Arnaud, qui avait créé, plus de trois siècles auparavant, l’abbaye de Combelongue dans le Couserans ariégeois ;

 

- un recensement aragonais de 1495, au village de Roden, région de Zaragoza, mentionne un MACHICOT, qualifié de « morisco » ;


- un Pierre de MACHICOT (parfois MASSICOT), avocat à Passy, fils ou petit-fils de noble Mathieu MACHECO, seigneur de Passy, est en 1585 l’objet d’une enquête diligentée par les religieux de Sainte-Geneviève-aux-Monts-de-Paris, « seigneurs et hauts justiciers des terres et seigneuries d’Auteuil et Passy » car « il y a envyron trois semaines ou plus que ledict Machicot ne ses gens n’ont esté à la messe » ;

 

- un Pierre MACHICOT figure vers 1690 (cote Archives nationales d’outre-mer G1-472-2) dans le recensement de l’île de Saint-Christophe (actuellement Saint Kitts and Nevis).

La possession de ces îles étant revenue aux anglais après le traité d’Utrecht, des colons français ont été renvoyés vers les autres Antilles, Guadeloupe, Martinique et Hispaniola, laquelle fut partagée en 1697 par le traité de Ryswick entre la France (partie occidentale, actuellement Haïti) et l’Espagne (partie orientale, actuellement République Dominicaine).

Or (c’est peut-être plus qu’une coïncidence), dans l’actuel Haïti un village situé au nord de Port au-Prince porte le nom de MACHICOT ;

 

- dans le cours du XIXe siècle j’ai trouvé sur « Ancestry » des immigrants aux États-Unis portant ces patronymes, en provenance tant du Canada (MACHICOT) que de Puerto-Rico ou de Cuba (MACHICOTE), ces derniers de race noire, comme précisé sur la fiche ;

 

- toujours d’après « Ancestry », le nom existe en très petit nombre dans les USA actuels (Californie et divers autre états) et au Canada (Acadie)

 

Pour en revenir à mon homonyme de Camarade (ils sont nombreux les « Jean » dans cette famille !) j’ai retrouvé sa trace dans les listes dressées après la révocation de l’Édit de Nantes pour recenser les familles restées catholiques et les autres. Il figurait avec ses enfants dans les « RPR », c’est-à-dire les réformés. De ce point de vue sa descendance est loin d’être homogène.

Il est le Sosa 1024 dans la numérotation partant de mes quatre enfants.

 

Pour consulter cette filiation décomposée en générations, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

Les filiations MACHICOT

Respect du travail

L'une des raisons de mettre ces filiations en accès réservé uniquement aux membres de notre association est de respecter le travail réalisé par le membre qui l'a effectué.

La confiance entre nos membres est l'un des éléments majeurs de notre association.

Aussi nul n'est besoin de créer une charte déontologique pour préciser une règle éthique que chacun et chacune d'entre vous comprendra et appliquera :

- Ne pas copier tout ou partie des données de ces filiations ce qui évitera de les retrouver sur d'autres sites Internet que celui du Cercle Généalogique de Languedoc.

 Conception du document

Ces filiations MACHICOT ont été conçues à partir du logiciel HEREDIS 13 en utilisant la chronique familiale rédigée de descendance qui permet d’éditer la description détaillée de tout le déroulement de la vie de l’individu affiché comme personnage principal ainsi que de tous ses descendants.

Elle reprend, pour le personnage principal, puis pour chacun de ses descendants, l’état civil complet, le détail des événements Naissance, Baptême et Décès, les personnes liées par des liens personnels, le détail des différentes unions et elle indique l'âge à chaque événement important de sa vie.

Réalisation
par Jean MACHICOT - Membre du Cercle Généalogique de Languedoc

- Les relevés effectués dans les Archives départementales ; Archives communales ; et de nombreux autres dépots ;

- Les saisies informatiques.

Réalisation technique
par Jean-Michel LÉON et Jean-Pierre UGUEN - Membres du Cercle Généalogique de Languedoc

- Les extractions;
- Les contrôles et les corrections de tous les textes ;
- Les mises en pages.

Les sources

- Toutes les sources, tellement nombreuses, n'ont pas toutes été mentionnées dans ces filiations, loin s'en faut.

- Mais elles sont communicables en effectuant une demande précise à contact@basesgenealogiquesducglanguedoc.fr

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